Type:
Action/Infiltration
Date de sortie
française: 08 mars 2002
Développeur: Konami
Plateforme: Playstation
2
Deux ans après les
évènements de Shadow Moses, Solid Snake et Otacon œuvrent
désormais pour « Philanthropy », une organisation non
gouvernementale qui lutte contre la prolifération des Metal Gear.
Selon une source anonyme, un tanker en partance de New York
abriterait un nouveau prototype de Metal Gear développé par l'US
Marines. Alors que Snake infiltre le navire, un groupe de soldats
fait sont apparition et tue discrètement l’équipage. Ils sont
dirigés par deux hommes, le Colonel russe Sergei Gurlukovich et un
individu nommé Shalashaska, plus connu sous le nom de Revolver
Ocelot. Ils ont l’intention de s’emparer du prototype,
Snake doit à tout pris les arrêter.
Mon
Avis:
Ce second épisode
reprend ce qui avait fait le succès de son prédécesseur, à savoir
un scénario en béton. La mise en scène est toujours aussi
travaillée, avec des rebondissements toujours aussi géniaux.
Cependant, il est
important de mentionner que Snake n’est plus le seul
personnage jouable (ce qui en avait déçu plus d’un lors de la
sortie du jeu). En effet, vous ne le contrôlerez que durant la
toute première partie du jeu. Après quoi vous aurez entre les mains
Raiden, une toute nouvelle recrue de FOXHOUND. Mais n’allez
surtout pas croire que Snake passe au second plan, bien au
contraire, le fait d’incarner un autre personnage apporte une
toute nouvelle dimension à Snake. Quant à Raiden, même si ce
personnage a un grand nombre de détracteur, il n’en reste pas
moins très intéressant. C’est un personnage bien plus sombre
et torturé qu’il n’y parait. Il évolue énormément au
cours de l’aventure. Au début c‘est un soldat sans
expérience, un peu naïf qui suit bêtement les ordres de ses
supérieurs, et qui à la fin se retrouve sur un pied
d’égalité avec Snake.
Pour en revenir
au scénario, c’est une fois de plus le thème de la
conspiration qui prédomine. L’Histoire prend un aspect un peu
plus futuriste qu’auparavant. Outre nos deux héros, le jeu
nous propose une gamme de personnage toujours aussi fouillé,
notamment le terrifiant Vamp qui semble immortel ou encore
l’énigmatique Fortune que les balles n’atteignent
pas.
On retrouve
grosso modo les mêmes thèmes de réflexion que dans l’opus
précédent, à savoir le nucléaire, la génétique mais aussi la notion
d’héritage, le monde que l’on va laissé aux générations
futures.
Coté gameplay,
c’est toujours la notion d’infiltration qui prévaux,
ainsi on retrouve les mêmes possibilité en terme de mouvements
(ramper, se plaquer contre les murs, …). Mais cet épisode
apporte aussi son lot de nouveauté. Il est maintenant possible de
se déplacer en marchant, d’effectuer une roulade, de tirer en
vue à la première personne ou encore de se suspendre à une
rambarde. Si un soldat vous repère, vous pouvez l’empêcher
d’appeler des renforts en tirant dans sa radio, vous pouvez
même contraindre les soldats de vous donnez des objets (munitions,
rations…) en les braquant avec votre arme. Vous serez aussi
amenez à dissimulé les corps des ennemis tué car ces dernier ne
disparaissent plus lorsqu’ils meurent, pour ce faire vous
pourrez vous servir des nombreux placards qui parsème le jeu. Le
cas échéant, vous pourrez utilisé ces même placards comme
cachette.
Une autre
nouveauté importante, la localisation des dégâts chez les soldats
ennemis. Tirez leur dans la jambe, vous les empêcherez de courir,
dans le bras, ils ne pourront plus tirer, ou encore plus radicale,
dans la tête pour une mort instantanée. Il est également possible
de neutraliser les caméras avec une balle bien placée.
Enfin, en ce qui
concerne les séquences de boss, elle sont dans la ligné de
l’épisode précédent, c'est-à-dire très variés et parfois
originale.
Graphiquement, la
PS2 permet un rendu qui n’a plus grand-chose à voir avec
l’opus précédent. Les personnages sont finement modélisés,
l’animation est de qualité (même si la démarche de
Snake est un peu rigide quand il s’agit de monter les
escaliers). Quant au environnement que l’ont traverse tout au
long du jeu, même si ils sont très réussis et dispose d’un
bon level design, il est assez regrettable de retrouver toujours
les même couleurs (vert gris, bleu,… orange parfois
heureusement), et le même type d’environnements industriels
(en même temps entre un tanker, et une "station d’épuration"
c’est difficile de faire autrement).
La bande-son est
assez inégale, si les musiques durant les phases de jeu ne
m’ont pas particulièrement marqué, j’ai
particulièrement apprécié celles présentes durant les cinématiques
qui sont digne des plus grand film hollywoodiens, et pour cause
puisque c’est le compositeur Harry
Gregson-Williams qui en est l’auteur (il a
composé entre autre la B.O de films tel que Armageddon, Kingdom of
Heaven…).
Le jeu dispose
par ailleurs d’un doublage anglais (sous-titré en français)
de grande qualité (même si Otacon devrait apprendre à pleurer).
Il est vrai que
cet épisode est assez déstabilisant, car il apporte à un background
déjà très riche, un nombre assez conséquent de nouveaux éléments et
pas toujours facile a analysé. De plus la présence d’un
second personnage jouable durant la majeure partie du jeu a quelque
peu déçu les fans. Mais si vous avez aimez le premier vous devriez
apprécier celui-ci.